Historique
Un jour...passant devant un garage, j'aperçois un bout de capot bien connu (je possède également une peugeot 304 Cabriolet) et surtout cette couleur qui "pète" directement venue des seventies. Intrigé, je m'avance pour observer l'auto de plus près : je l'inspecte sous toutes les coutures. Je me renseigne auprès du garagiste. Il me dit ne pas vouloir la vendre car il désire la remettre en état pour lui. Il profite de cette rencontre impromptue pour me montrer une berline 204 qui, elle, est à vendre. Je ne suis à l'époque pas preneur et les choses en reste là.
Puis environ 1 ans plus tard, au détour d'une conversation (alors que je tend l'oreille) réapparait ce fameux coupé safran. Je me renseigne alors un peu et l'on me dit que le garagiste serait prêt à céder le véhicule n'ayant pas trouvé le temps pour le remettre en route. Je me présente donc chez lui, et, en effet il est vendeur. Il désire vendre les deux véhicules (le coupé et la berline 204). Je me décide juste pour le coupé mais après inspection en règle de l'auto nous découvrons que le moteur ne tourne pas rond (sur 3 cylindres).
Malgré cela, j'achète le véhicule et le vendeur l'ammène sur plateau au local du club de véhicules anciens dont je fais parti à Saint Barthélémy (49). J'appelle à la rescousse un spécialiste "es mécanique". Mais après essais de remise en route, le moteur pète le feu littéralement. Des flammes de 30 cm sortent de la tête de carburateur. On stoppe tout de dépit. Le problème semble sérieux. Après ouverture du cache culbuteur on découvre la rampe et oh stupeur !! Un des culbuteurs est au fond de la gamelle cassé net ! Et bien sûr, le reste est à l'avenant : 2 soupapes grippées...une tordue... Pas d'hésitation, il faut refaire tout le haut moteur. Arghh... Enfer et Damnation. Voilà qui n'était pas prévu. Je démonte avec l'aide de Gérard (un ancien de chez Peugeot) que je remercie chaleureusement au passage !! Ou devrais-je dire : il démonte ! Moi je fais "l'arpet". Le radiateur est ainsi vidangé. J'en profite pour l'emmener au nettoyage et à la peinture. Nous vérifions le fonctionnement de la pompe à eau et du calorstat (la fameuse méthode de la casserole). Et surtout, je nettoie le circuit de refroidissement autour du 4ème cylindre. Nous calons la distribution, et avec 4 soupapes neuves nous remontons l'ensemble. Aprés un bon rodage de soupapes à l'ancienne et un nouveau joint de culasse c'est reparti comme en 14 !
Je fais alors quelques centaines de mètres dans la cour... Trés heureux de constater que l'embrayage est parfait, la boite nickel ! Ouf ! Mais le bonheur est de courte durée. Bientôt, la belle s'étouffe. Puis repart, puis, dès sollicitations trop franches de l'accélérateur, s'étouffe encore. Un problème récurrent des remises en route après de longues immobilisations : les saletés dans le réservoir. Je le démonte donc (merci aux boulons grippés). Et je l'ammène au nettoyage et à la peinture. Enfin, je le remonte avec un filtre à essence neuf (on n'est jamais trop prudent). La voiture passe le contrôle technique sans soucis... C'est le début des balades...Mais ceci est une autre histoire.
MORALE : Toujours se méfier des voitures qu'on ne peux pas réellement essayer. Avoir des amis qui sont bons en mécanique. Ne pas s'avouer vaincu. Remercier ces amis qui sont bons en mécanique. Rester passionné...